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Les palpitations

Adrien VALLEE12 novembre 2014

Généralités

« J’ai le cœur qui s’emballe », « je ressens une gêne dans la poitrine avec une sensation d’arrêt de mon cœur » sont des phrases régulièrement entendues dans les cabinets de médecine générale ou chez les cardiologues. A l’état normal, le cœur bat de façon régulière et on ne le sent pas battre hormis au cours d’un effort intense. Si le cœur s’accélère ou se met à battre la chamade ou irrégulièrement, on appelle cela des palpitations.

Faire la part des choses

Quand on court par exemple, il n’est pas rare de sentir cogner son cœur dans ses oreilles ou dans sa poitrine. Il peut arriver qu’il se mette à battre anormalement et ceci entraîne une sensation désagréable. Et enfin, il peut arriver que le cœur batte normalement mais qu’on ait l’impression que ce n’est pas le cas : c’est ce qui se passe le plus fréquemment.

Dans la majorité des cas, l’angoisse de faire un accident cardiaque augmente cette sensation de malaise et incite à consulter. Parfois ces palpitations sont ressenties comme quelque chose de plus violent, comme un coup dans la poitrine, ou comme l’impression que le cœur ne bat plus. Toutes ces sensations sont subjectives, mais elles peuvent correspondre à d’authentiques troubles du rythme cardiaque. Alors comment faire ?

Prendre son pouls

Le pouls est la traduction des battements du cœur au niveau des artères. Sa fréquence et son amplitude sont des indications précieuses dans de nombreuses situations aiguës. On peut sentir le pouls au niveau de plusieurs artères superficielles. Le pouls radial à la base du pouce reste le plus facile, mais on peut également le repérer au niveau de la carotide ou de la fémorale.

Une fois ce problème résolu, il faut savoir si le rythme est régulier ou non. C’est d’autant moins facile que le rythme est rapide. Une fois le pouls repéré, il faut mesurer la fréquence. Il suffit de compter le nombre de battements en 30 secondes et de multiplier ce chiffre par 2. Cette fréquence s’exprime en nombre de battements par minute. De plus, la notion d’irrégularité pourra être notée, car c’est une information importante pour le médecin.

En résumé, noter la fréquence et sa régularité aideront le médecin car bien souvent tout redevient normal avant la consultation médicale.

Quand s’inquiéter ?

Un pouls irrégulier peut signer la présence d’un trouble du rythme cardiaque notamment des battements supplémentaires du cœur : les extrasystoles auriculaires. Une fréquence cardiaque, au repos, supérieure à 140 battements par minute est pathologique : c’est ce qu’on appelle la tachycardie. Ceci se traduit pour le patient par ce qu’on appelle les palpitations, mais dans la grande majorité des cas il n’y a rien de pathologique et seul un examen cardiaque basé sur l’enregistrement d’un électrocardiogramme pourra faire le diagnostic.

La population dite à risque cardiaque doit cependant être vigilante devant ce genre de symptômes et ce d’autant plus qu’un épisode de palpitations s’accompagne d’un malaise. La nécessité d’un ECG s’impose dans les plus brefs délais. Il faut avant tout éliminer un trouble du rythme dû à la pathologie cardiaque sous-jacente.

Dans la plupart de ces situations, un état nerveux déficient comme l’anxiété, la nervosité ou encore le stress est la première cause de ces palpitations. Ce diagnostic ne sera retenu qu’après avoir éliminé toute autre cause.

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